Je sens tes yeux posés sur moi
J’y devine un regret
Un imperceptible regret
Qu’à mon grand dam, je partage
Je pose mes yeux sur toi
Dans l’espoir de te deviner
De mieux te saisir, et, enfin, de t’approcher
Mais je n’y parviens pas
Tu me demeures inaccessible
Il y a un mur dressé entre nous
Un mur de peur, d’appréhension
Un mur pourtant facile à abattre
Je sens tes yeux posés sur moi
Je détourne le regard
Je pose mes yeux sur toi
Tu regardes ailleurs
Il ne faudrait qu’un geste, qu’une parole
Pour que la glace se brise
Il faudrait si peu
Alors… qu’attendons-nous ?
Les jours, les semaines passent
Les occasions se multiplient
Mais mes yeux demeurent baissés
Et tu ne dis rien, tu demeures muet
Pourtant, tu me vois dans une foule
Pourtant, sans toi, je ressens un vide
Laisse-moi m’approcher de toi
Je veux m’enivrer de ton odeur
Il y a une chape de plomb sur nos épaules
Les gens se moquent
Comme nous sommes pathétiques
À regarder ainsi la parade passer
Je sens tes yeux posés sur moi
J’y devine un regret, que je partage
Mon cœur se serre, car je sais trop bien
Qu’aucun de nous deux ne fera les premiers pas…
lundi 3 décembre 2007
Inscription à :
Articles (Atom)