lundi 3 décembre 2007

Amours vaines

Je sens tes yeux posés sur moi
J’y devine un regret
Un imperceptible regret
Qu’à mon grand dam, je partage

Je pose mes yeux sur toi
Dans l’espoir de te deviner
De mieux te saisir, et, enfin, de t’approcher
Mais je n’y parviens pas

Tu me demeures inaccessible
Il y a un mur dressé entre nous
Un mur de peur, d’appréhension
Un mur pourtant facile à abattre

Je sens tes yeux posés sur moi
Je détourne le regard
Je pose mes yeux sur toi
Tu regardes ailleurs

Il ne faudrait qu’un geste, qu’une parole
Pour que la glace se brise
Il faudrait si peu
Alors… qu’attendons-nous ?

Les jours, les semaines passent
Les occasions se multiplient
Mais mes yeux demeurent baissés
Et tu ne dis rien, tu demeures muet

Pourtant, tu me vois dans une foule
Pourtant, sans toi, je ressens un vide
Laisse-moi m’approcher de toi
Je veux m’enivrer de ton odeur

Il y a une chape de plomb sur nos épaules
Les gens se moquent
Comme nous sommes pathétiques
À regarder ainsi la parade passer

Je sens tes yeux posés sur moi
J’y devine un regret, que je partage
Mon cœur se serre, car je sais trop bien
Qu’aucun de nous deux ne fera les premiers pas…

mercredi 28 novembre 2007

Oh la la...

Est-ce que je me sens bien dans ma peau présentement ? Non. Ça ne veut pas dire que je sois nécessairement déprimée ; de toute façon, la déprime ne tient pas sur moi. Elle finit toujours par décoller, et aller flotter joyeusement (!) ailleurs. Et je ne suis pas suicidaire non plus. Je suis trop curieuse de savoir ce qui se passera demain. Non, je ne suis pas en train de me taper une dépression, mais je ne suis pas bien non plus. J'ai l'impression de bloquer à des endroits où les autres ne bloquent pas. Les relations amoureuses, surtout. Aller vers l'autre. Faire sentir à l'autre que je l'aime bien. Je suis tétanisée par la Peur (oui, oui, avec un grand P). Peur de m'être trompée, et que la personne ne s'intéresse pas du tout à moi. Peur de tomber sur quelqu'un de mal. Peur de tomber sur quelqu'un que je ne pourrais pas présenter à ma famille. Peur de ne pas savoir quoi dire. Peur de me faire mal. Peur qu'on me fasse mal. Peur d'être nulle dans les relations de couple. Peur de finir par me lasser. J'ai PEUR. Je suis littéralement morte de trouille. J'aimerais ne pas être aussi peureuse. J'aimerais être capable d'aller vers les gens, de leur démontrer franchement mon intérêt. De regarder dans les yeux et de sourire à ceux qui semblent attirés par moi. Parce que ces peurs font que je reste sur place. Que je ne bouge pas, que je reste immobile, que je regarde la parade filer, au lieu de prendre une chance. Oui. Je regarde la parade filer, je rêvasse, je me pame, je me torture, je pleure quelques temps, j'essuie mes larmes, un oiseau passe, le soleil brille et ma peine est partie. Pouf ! Disparue la peine... jusqu'à la prochaine parade. C'est exaspérant. Et au lieu d'essayer de vaincre cette peur, je me dis que je suis bien toute seule, que chaque chose viendra dans son temps, bla bla bla... Le pire, c'est que je parviens à me convaincre. Parce que l'idée me plaît, parce qu'elle est socialement encouragée. Pendant ce temps, la parade passe, les garçons sur les chars alégoriques désespèrent que je fasse quelque chose, s'exaspèrent de ma valse-hésitation, puis abandonnent. Seuls les plus vaillants demeurent, c'est-à-dire ceux qui ne voient en moi qu'une amie, ou ceux avec qui je ne sortirais pas, mais qui s'en sont fait une idée.
C'est vraiment joli, la névrose... Pour me consoler, je n'ai qu'à me dire que les personnes intelligentes sont généralement plus toquées que le reste de la populace.

mardi 27 novembre 2007

Odeurs et nostalgie - suite

Viens près de moi
Viens, que je te hume
Tu dégages une odeur de nostalgie
Que je veux faire mienne

Viens près de moi
Je me ferai silencieuse
Je fermerai les yeux
Je t'oublierai, peut-être

Viens près de moi
Que je me souvienne d'elle
Que je me rappelle ses rires
Je serai heureuse, malgré ma peine

Viens près de moi
Laisse-moi m'abandonner
À ce doux parfum d'innocence
Synonyme de poissons volants

Viens près de moi
Je ne te dirai rien
Un sourire triste flottera sur mes lèvres
Je t'oublierai, sûrement

Viens près de moi
Ce sera son visage
Qui hantera mon rêve éveillé
Je t'oublierai

lundi 26 novembre 2007

Questionnement

Allez, Au... Connecte-toi...
J'ai une question à te poser, très chère Au. Et tant que je n'aurai pas la réponse à ma question, je vais tergiverser, et tergiverser. Me ronger les ongles jusqu'au sang. Cumuler les nuits d'insomnie et les sanglots.

Moi : Au... J'aurais une question à te poser... Ma question va peut-être te paraître étrange, mais il faut vraiment que je te la pose...
Au : Quelle question ?
Moi : Que s'est-il passé à ton party d'anniversaire ? J'ai entendu des bribes, mais j'aimerais savoir...
Au : Que veux-tu savoir, au juste ?
Moi : À propos de M. Je sais qu'il s'est comporté... bizarrement. À cause de l'alcool. Que s'est-il passé ?

Une question, une réponse pour avoir l'esprit en paix. Je pourrai alors choisir 1) de continuer à rêver gentiment, 2) de l'ignorer et de passer à autre chose ou 3) d'avancer vers lui, ou, du moins, de me montrer plus encourageante.

jeudi 22 novembre 2007

Odeurs et nostalgie

M est venu s'asseoir à côté de moi, il y a quelques semaines de cela, et j'ai pu le humer à ma guise. Il sent le savon à linge pour bébés. Une odeur innocente, pleine de candeur. J'avais envie d'arrêter le temps, pour pouvoir continuer à sentir cette odeur si évocatrice de souvenirs pour moi. J'avais envie d'aspirer cette odeur, de la mémoriser, de la faire mienne.
Il avait la même odeur que ma soeur.
Il me rappelait Meg, l'hôpital, cette fichue année de malheur...

mercredi 21 novembre 2007

Ce que j'aimerais...

1) J'aimerais lire dans la tête de M, et savoir ce qu'il ressent pour moi. Savoir si je ne me fais pas des idées - encore une fois (j'ai une longue liste d'antécédents en la matière...). Savoir, sans avoir à me mouiller. Une utopie, quoi.
2) J'aimerais savoir ce que disent R, V, Bi et autres dans mon dos. Parce que je sens qu'ils disent des trucs sur moi quand j'ai le dos tourné. À moins que je sois paranoïaque... (névrosée, pas d'estime de soi, parano... le rêve !)
3) J'aimerais que R, V et Bi viennent me voir. Comme dans mon rêve. Façon Surmoi. Ça ressemblerait à ceci :
R : A, il faut vraiment qu'on te parle.
A : Ah... Pourquoi ?
R : À cause de la façon dont tu agis.
V : Il faut que tu arrêtes de te comporter comme tu le fais présentement.
A : C'est-à-dire ? (merde ! j'ai été démasquée !)
R : Arrêter de regarder tous les gars dans la classe. De les fixer. Et, après, de détourner le regard et d'ignorer leur existence. Ça les dérange. Surtout un en particulier.
A : Qui ?
V : M. Il ne sait plus ce que tu veux. Tu le fixes, et après, tu fuis. Pourtant, il serait peut-être intéressé par toi.
A : Ah ? (intéressant, intéressant)
R : Agis, bon sang ! Arrête de fuir ! Arrête de t'isoler derrière tes amis !
A : ...
V : Viens au party de Noël. Il sera là. Ou, encore mieux, la prochaine fois que tu le croiseras, parle-lui. Dis-lui "bonjour", au moins. Souris-lui.
R : Et ne te défile pas !
A : Oui, oui, les Surmois...
J'aimerais tellement qu'ils viennent me parler, même si je bégaierais, patinerais, rougirais. Au moins, je serais sûre. Et ça me forcerait à prendre une décision. À bouger.
4) J'aimerais, dans un monde idéal, me retrouver dans une situation où je n'aurais pas le choix de parler à M. Un travail d'équipe. Une situation de proximité dans le métro (qu'il se retrouve presque plaqué contre moi, en plein rush de 16 heures). Lui parler, apprendre à le connaître. M'attacher à lui. Une amitié qui se transforme peu à peu en amour, quoi !

Amours pathétiques

Bon. Récapitulons.
M semble - ou semblait - s'intéresser à moi. Il m'a fixée d'un regard de psychopathe (genre fixe, avec un léger sourire). Il me suivait des yeux, dans le métro, dans l'espoir - vain - que je m'approche de lui (ce que je n'ai évidemment pas fait... mwhahaha !). Malheureusement, je suis incapable de parler, ou de m'approcher de M, parce que je lis quelque chose dans ses yeux qui me rebute. Un empressement que je ne ressens guère, de toute évidence. Que me veut M ? Et j'ai l'impression que ses amis, R et V, me regardent d'un drôle d'oeil. Surtout V. Sans parler de ses amies, Bi et autres (dont je ne connais pas le nom). M ne semble pas vouloir avancer. Je dois avouer que je ne suis pas très accueillante. La raison : Je me protège. Je me protège de quoi ? De la possibilité d'entrer en relation. De devenir un nous. Ou de ne pas interragir correctement avec un autre. Ou de me tromper, encore une fois. Charmant. En plus d'être névrosée, je n'ai pas confiance en moi - mais ça, je le savais déjà.
É semble aussi s'intéresser à moi. Semble. Parce que, aux dernières nouvelles, il est encore avec sa copine. Même si j'ai vraiment l'impression qu'il s'intéresse à moi. Est-ce que mon intuition est aussi nulle que cela ? Ou est-ce qu'il ne sait tout simplement pas ce qu'il veut ? En tout cas. Quand je rigole avec Ba, il me regarde d'un drôle d'air. Comme s'il devinait une intimité, une intimité qui n'existe pas en réalité. Est-ce qu'il me regarde d'un drôle d'air, parce qu'il croit que M n'a pas de chances avec moi ? Mais, aussi, il m'a demandé l'adresse de mon site, comme si ça l'agaçait que je donne l'adresse à tout le monde sauf à lui. Il a une drôle de tête, et il me réplique qu'il doit aller chercher sa blonde au travail ! Blonde avec laquelle il est sensée avoir cassé ! Qu'est-ce qu'il veut, à la fin ?!