Les yeux dans le vague
La tête ailleurs
Je fixe le vide
Et je me remémore
Ce qui m'avait ébranlée
Lorsque tout a commencé
Et si, innocemment, je te disais
Que je pense souvent à toi
Que me dirais-tu ?
Fuirais-tu si je te parlais
À brûle-pourpoint
De ce qui me trouble ces derniers temps ?
Et si, m'enhardissant, je te disais
Que tu m'attires
Que ferais-tu ?
Me prendrais-tu au sérieux ?
Jouerais-tu avec mes sentiments ?
Comme tu vois, je n'ose pas
Et si, après tout cela, je te disais
Que je t'aime à coeur défendant
Que me répondrais-tu ?
Mais tu n'en sauras rien
Car je suis lasse de me demander
Si je suis la seule à me morfondre
La seule à espérer
La seule à tenter en vain de croire
Qu'il existe un quelconque espoir
De réunir deux êtres aussi différents
Et je fuirai ton regard
Je mettrai un masque d'indifférence
J'emprunterai des chemins
Parallèles au tiens
Pour ne pas que tu saches
À quel point tu me bouleverses
Je me fermerai les yeux
Et, enfin
Ce ne sera plus ton visage
Qui viendra me hanter
Mais avant de t'oublier
Je te dédie, entre autres
Mes larmes amères
Mon bonheur factice
Et tu pourras dire à tes enfants
Que des poêmes t'auront été dédies
Car, faute d'avoir pu m'aimer
Mes mots seront là pour te narguer
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire