mercredi 6 février 2008

Aujourd'hui

Les semaines se suivent et se ressemblent...
Il s'est retrouvé dans mon équipe cette semaine encore. Cette fois, j'en suis sure, ce n'était pas par égarement (se tromper deux semaines de suite ? oh la la !). Je l'ai vu s'avancer vers nous, vers moi, à la fois heureuse et agacée. Pourtant, je n'étais pas nerveuse. J'étais calme. Non pas sereine, mais calme. Mon coeur ne battait pas la chamade, il ne voulait pas sortir de ma poitrine. Tout simplement parce que je savais déjà que je ne lui dirais rien. Que mes lèvres resteraient cyniquement closes, que ma tête serait incapable de trouver quelque chose d'intéressant à lui dire (avec la vie palpitante que je mène actuellement, il est d'ailleurs compliqué de trouver quelque chose à dire, point). De représentatif de ma personnalité. Qui saurait l'accrocher. Une phrase qui briserait le silence. Rien. Nada. Niet. Quinze minutes de silence absolu. Deux de ses amis font aussi partie de mon équipe ; il aurait donc pu les rejoindre. Quelques pas, et il est à leurs côtés. Deux présences sympathiques, qui se seraient intéressées à sa personne, qui l'auraient inclu dans leurs conversations. Non. Il est resté là, sans faire quoi que ce soit pour rompre ce silence de plomb. Pourquoi ? À quoi pense-t-il ? La même chose que moi ? Se demande-t-il quelle créature étrange je suis, autant que moi je me questionne sur lui ? Pourquoi faut-il qu'il me voit ? Bordel... Je suis partagée entre le désir qu'il se tanne de moi, et la peur qu'il se lasse, justement. Et il ne me voit qu'une fois par semaine... Sans parler de la jalousie que je ressens. Pour ces filles qui lui parlent. Pour ces filles qui le regardent. Apprendre qu'une amie aurait le béguin pour lui, j'aurais tellement mal... Comme elle est laide, la jalousie qui me ronge...
Quand le cours s'est terminé, il me fallait une présence sympathique. Apaisante. Une personne que je ne veux pas séduire. Une personne avec laquelle je peux rester moi-même. Parce que je ne voulais pas me rendre jusqu'au métro seule, tomber sur mes amies (en fait, ce sont surtout les amies d'une amie, et je ne leur parle que par intermittences), puis sur lui. Je ne voulais pas retrouver ce silence lourd. Et le chercher, lui, des yeux. Ne penser qu'à lui.
Et dire... Il y a quelques mois, il n'était qu'un beau visage parmi tant d'autres. Un garçon de plus ou de moins à propos duquel je me questionnais. Maintenant, tous les autres garçons ne sont que des ponts qui peuvent me mener à lui...
J'aimerais tellement comprendre les lois de l'attirance...

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