mercredi 13 février 2008

Fichue Saint-Valentin....

Je suis fatiguée. J'ai mal partout. J'ai la nausée. Mon visage est rougi par les larmes. Je me sens mal...
Je ne l'ai pas vu aujourd'hui, et je ne le reverrai pas avant une semaine. Une semaine.
C'est un monde, une semaine. C'est de la torture inutile. Ça m'empêche d'accumuler des souvenirs, des images. De nouveaux souvenirs, de nouvelles images.
Il n'est pas venu au cours. Pas du tout. Et c'est comme si je m'étais éteinte de l'intérieur.
J'ai espéré le voir. Je l'ai cherché des yeux. J'ai guetté toutes les personnes qui entraient dans la classe. Et plus les minutes avançaient, plus je savais que les larmes finiraient par me monter aux yeux : il ne viendrait pas. Lui. Sa présence silencieuse. Je ne le verrais pas. Il ne me verrait pas. Il ne se tiendrait pas à côté de moi. Je n'aurais pas le droit à mon quinze minutes de silence lourd et pesant.
J'aurais aimé que ça ne me fasse rien. J'aurais aimé ne rien ressentir. M'en ficher. Me dire que, de toute façon, je ne lui parle pas. Que je le fuis. Que je les fuis, lui et son regard. J'aurais aimé être de glace. Mais les larmes sont venues d'elles-mêmes. Prêtes. Elles se tenaient au garde-à-vous, prêtes à couler. Je les ai retenues. Tout comme je me suis retenue de courir aux toilettes pour évacuer ma peine. Parce que je savais qu'après, ma tristesse aurait laissé des traces sur mon visage.
J'aurais aimé que ce soit lui qui ait appelé. Appelé, parce qu'il savait qu'il ne me verrait pas cet après-midi. Appelé, parce qu'il n'avait pas trouvé d'autre moyen pour communiquer avec moi. Et qu'il n'ait rien dit par gêne, et parce qu'il ne s'attendait pas à tomber sur ma mère...
Je ne le verrai pas avant une semaine. Une semaine.
C'est long, une semaine. Une semaine à essayer de ne pas oublier son visage. À essayer de ne pas tout romancer. À ne rien imaginer sur une personne qu'après tout je ne connais pas.
C'est quand une personne est absente que l'on se rend compte quelle valeur elle a à nos yeux...

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